{"id":781,"date":"2021-06-23T22:08:32","date_gmt":"2021-06-23T22:08:32","guid":{"rendered":"https:\/\/funeseditora.com\/?p=781"},"modified":"2021-11-14T17:34:30","modified_gmt":"2021-11-14T17:34:30","slug":"presentation-les-sentiers-qui-bifurquent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/funeseditora.com\/?p=781","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation Les sentiers qui bifurquent"},"content":{"rendered":"\n<p>Pr\u00e9sentation <em>Les sentiers qui bifurquent&nbsp; <\/em>\u2013 &nbsp;8 juin 2021<\/p>\n\n\n\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La lumi\u00e8re se filtrait \u00e0 travers les feuilles des arbres du cimenti\u00e8re. C&#8217;\u00e9tait en pellicule, \u00e0 l&#8217;atelier cin\u00e9ma de l&#8217;\u00e9cole d&#8217;art. Nathalie montrait ses premiers plans. Apr\u00e8s, il y a eu la suite des films, qu&#8217;aujourd\u2019hui, ont un corr\u00e9lat dans ce livre. \u00c0 chaque fois qu&#8217;on regardait un journal film\u00e9, elle disait quelque chose de percutante et pr\u00e9cise. J&#8217;ai toujours aim\u00e9 sa mani\u00e8re de dire. J\u2019ai appris \u00e0 aimer sa mani\u00e8re de filmer.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il y a quelques mois, pendant une conversation de confin\u00e9es, elle a \u00e9voqu\u00e9 une envie d&#8217;\u00e9crire. Plus tard, je lui ai propos\u00e9 de revoir ses films, de s\u00e9lectionner diverses images et d&#8217;\u00e9crire \u00e0 partir de la m\u00eame logique du journal qui admet r\u00e9flexions et textures h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. J\u2019avais la certitude que Nathalie saurait retranscrire, ou construire par fragments, un point de vue aussi singulier que celui de ses films.<\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les sentiers qui bifurquent<\/em> sur la page de Funes editora donne acc\u00e8s \u00e0 ce texte et aux liens pour regarder les films. Ce livre r\u00e9pond aussi \u00e0 l&#8217;envie de leur donner un lieu de visibilit\u00e9. Sur internet. Dans le monde virtuel, \u00e0 travers lequel Nathalie et moi, on communique peu ou rien. Ce projet a \u00e9t\u00e9 l&#8217;occasion de reprendre, d&#8217;une autre mani\u00e8re, nos rencontres dans les bars et les caf\u00e9s de notre quartier parisien, celui de l&#8217;H\u00f4tel Eldorado et du Marquis, aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En faisant ce livre, j\u2019avais l&#8217;impression qu&#8217;on s&#8217;envoyait des lettres \u00e0 travers l&#8217;oc\u00e9an, comme dans l&#8217;\u00e8re analogique, mais maintenant, habilit\u00e9es par des pixels. Le travail de Nathalie aborde la question d&#8217;une transition technique. J&#8217;ai souvent pens\u00e9 que ses films \u00e9taient du Jonas Mekas dans le monde contemporain. Plus important, son travail ouvre plusieurs voix sur les possibilit\u00e9s de la transmission. Enregistrer et transmettre le pr\u00e9sent, et aussi, ce qu&#8217;on h\u00e9rite : des connaissances, des gestes, des coins \u00e0 champignons.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 J&#8217;ai lu ce texte \u00e0 Guayaquil et, en faisant la traduction, j&#8217;ai souvent pens\u00e9 \u00e0 mes \u00e9l\u00e8ves. Ils appartiennent pleinement \u00e0 l&#8217;\u00e8re digitale. Leur ma\u00eetrise des images et leur cr\u00e9ativit\u00e9 surprennent. Par fois, l&#8217;imm\u00e9diatet\u00e9 du monde qu&#8217;ils habitent leur porte plut\u00f4t \u00e0 parler d&#8217;eux m\u00eames. Dans l&#8217;atelier de cin\u00e9ma que j&#8217;ai partag\u00e9 avec Nathalie, on disait que le cin\u00e9ma regarde le monde, tandis que la vid\u00e9o porte plut\u00f4t \u00e0 se regarder. Dans son rapport \u00e0 la vid\u00e9o, Nathalie persiste \u00e0 regarder, d&#8217;abord, ce qui l&#8217;entoure.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le support n&#8217;a pas d&#8217;importance, comme elle \u00e9crit dans son texte, mais une mani\u00e8re discr\u00e8te d&#8217;\u00eatre au monde. C&#8217;est moi qui ajoute discr\u00e8te, car je pense \u00e0 <em>La discr\u00e9tion ou l&#8217;art de dispara\u00eetre<\/em>, o\u00f9 Pierre Zaoui entend la discr\u00e9tion comme un choix, \u00e0 la fois esth\u00e9tique et politique, qui consiste \u00e0 privil\u00e9gier l&#8217;existence du monde et des autres. Par la forme que Nathalie donne \u00e0 ses journaux et \u00e0 son \u00e9criture, je pense \u00e9galement \u00e0 l&#8217;id\u00e9e de l&#8217;\u00e9motion qui ne dit pas <em>je<\/em>. Ce travail n&#8217;est pas une expression de soi mais d&#8217;un impersonnel qui appelle au partage. Ces registres d&#8217;une vie sont aussi ouverts \u00e0 d&#8217;autres temps : aux nombres des pas imprim\u00e9s sur les marches d&#8217;un escalier, \u00e0 la r\u00e9sonance des innombrables conversations sur les murs, aux multiples regards ayant us\u00e9 l&#8217;encre des livres, par exemple. Ou, \u00e0 l&#8217;Histoire dessin\u00e9e sur les terres par les sentiers, par la lisi\u00e8re des champs, par les sources.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Pour finir, je voudrais remercier Nathalie pour sa confiance et son amiti\u00e9. Et pour ce texte qui retranscrit la singularit\u00e9 d&#8217;une sensibilit\u00e9, avec humour aussi. Les extraits sur les films pas tourn\u00e9s nous laisse dans l&#8217;attente des films \u00e0 venir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9sentation Les sentiers qui bifurquent&nbsp; \u2013 &nbsp;8 juin 2021 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La lumi\u00e8re se filtrait \u00e0 travers les feuilles des arbres du cimenti\u00e8re. C&#8217;\u00e9tait en pellicule, \u00e0 l&#8217;atelier cin\u00e9ma de l&#8217;\u00e9cole d&#8217;art. Nathalie montrait ses premiers plans. Apr\u00e8s, il y a eu la suite des films, qu&#8217;aujourd\u2019hui, ont un corr\u00e9lat dans ce livre. \u00c0 chaque fois qu&#8217;on regardait un journal film\u00e9, elle disait quelque chose de percutante et pr\u00e9cise. J&#8217;ai toujours aim\u00e9 sa mani\u00e8re de dire. 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